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Effet de la prématurité et du poids de naissance ou de la croissance intra utérine sur le comportement alimentaire à 2 ans

Les enfants prématurés développent souvent des difficultés alimentaires au cours de la petite enfance. Pour identifier les facteurs maternels et néonataux qui pourraient expliquer ce phénomène, le comportement alimentaire d’enfants prématurés de la cohorte POLYNUCA a été comparé à celui d’enfants nés à terme (cohorte OPALINE), à l’âge de 2 ans.

Enfant mangeant un yaourt.. © Inra, MAITRE Christophe
Mis à jour le 27/06/2013
Publié le 21/06/2013
Mots-clés :

Les enfants de la cohorte POLYNUCA ont passé plusieurs semaines dans le service de néonatologie de l’hôpital de Nantes, ce qui a permis de recueillir des données sur la grossesse, l’accouchement, les soins médicaux, l’alimentation au cours des premières semaines de vie ainsi que des données de croissance jusqu’à l’âge de deux ans. La cohorte OPALINE étudie comment les expériences alimentaires précoces influencent le comportement alimentaire à long terme. Les données de consommation sont recueillies du premier trimestre de la grossesse jusqu’à l’âge de 2 ans.

Pour cette étude, il a été demandé aux parents des deux cohortes de remplir des questionnaires sur la motivation des enfants face à l’alimentation, la néophobie et la sélectivité face aux aliments et la fréquence de consommation et les préférences alimentaires.

Les résultats de ces questionnaires concernant 234 enfants prématurés et 245 enfants nés à terme ont montré que les enfants nés avant terme ont moins d’appétit et moins de plaisir à manger. Leur alimentation est moins variée et ils consomment moins de fruits.

Les enfants prématurés (moins de 30 semaines de gestation) sont plus susceptibles de développer des difficultés alimentaires que les enfants nés à terme mais l’effet est associé à une faible croissance fœtale plutôt qu’à une prématurité importante. Les difficultés alimentaires sont plus fréquentes chez les filles et les enfants de mères ayant un faible niveau d’éducation. L’indice de masse corporelle de la mère, l’âge de la mère et l’allaitement n’ont pas d’incidence. Il serait maintenant intéressant d’étudier les conséquences à long terme de ces difficultés alimentaires précoces sur la croissance, le métabolisme et la santé.

En savoir plus

Les résultats de cette étude ont été publiés :

Migraine A, Nicklaus S, Parnet P, Lange C, Monnery-Patris S, Des Robert C, Darmaun D, Flamant C, Amarger V, Rozé JC.
Effect of preterm birth and birth weight on eating behavior at 2 y of age.
 Am J Clin Nutr 2013 97: 6 1270-1277.

Un des auteurs, Valérie Amarger, présente en anglais les résultats de l'étude dans une vidéo sur le site de scivee.

A propos de

L’étude a été menée par l’unité Physiologie des Adaptations Nutritionnelles basée à Nantes, qui étudie les effets à long terme de la nutrition périnatale sur des organes clés tels que l’intestin et le cerveau, et le Centre des Sciences du Goût et de l'Alimentation à Dijon, qui étudie le développement précoce des préférences alimentaires et le comportement alimentaire.