Repas familial.. © Inra, MAITRE Christophe

La formation des préférences alimentaires

Habeat: un projet coordonné par l'INRA sur la formation des préférences alimentaires

Financé dans le cadre du 7ème PCRDT (2007-2013), le projet Habeat, réunit 10 partenaires dont 3 français, parmi lesquels le CSGA - Centre des sciences du goût - (UMR 1324) et plus particulièrement l'équipe de Sylvie Issanchou. Cette dernière est d'ailleurs coordinatrice du projet, dont l'objectif est de mieux comprendre les périodes et les mécanismes clés dans la formation des préférences alimentaires chez l'enfant depuis la naissance jusqu'à l'âge de 5 ans.

Publié le 17/07/2013

Ce projet est complémentaire de l'étude Opaline (Observatoire des préférences alimentaires du nourrisson et de l'enfant), en ce sens où la période d'étude est plus large (0-5 ans contre 0-2ans). Il comprend des études d'observation et d'intervention et, pour terminer, l'association de pays d'Europe du nord et d'Europe du sud permettra d'appréhender des pratiques alimentaires différentes, tout en bénéficiant de cohortes pouvant compter jusqu'à 14000 individus. Opaline aura déjà permis de mettre le pied à l'étrier , car même s'il reste encore beaucoup à apprendre dans le domaine, l'observatoire a d'ores et déjà permis de mieux expliquer comment se mettent en place les préférences gustatives et d'identifier des facteurs influençant l'acceptation des légumes du début de la diversification à l'âge de 1 an.
Habeat a 2 angles d'attaque différents : épidémiologique et expérimentale. De fait, le projet est bati sur des équipes européennes complémentaires, dont près d'un tiers est orienté "épidémiologie", et les 2 autres plutôt "expérimentation".

La réunion de lancement du projet a eu lieu les 9 et 10 mars 2010 à Dijon. C'est donc parti pour 4 ans de travail, et à l'horizon 2013-2014, les résultats du projet devraient déboucher sur la diffusion de recommandations pour améliorer les pratiques alimentaire vis à vis du nourisson et du jeune enfant. Elles seront notamment adressées aux pédiatres, décideurs politiques chargés de définir la politique nutritionnelle, mais aussi aux industriels du secteur agroalimentaire, de plus en plus attentifs aux recommandations qui émanent de ce genre de projet scientifique.