Sujet âgé en train de manger. © Inra

Alimentation et vieillissement

La 1,25 (OH)2-vitamine D3 potentialise les effets de la leucine et de l'insuline sur la synthèse protéique au sein des myotubes C2C12

Le déficit en vitamine D est très répandu dans la population avec des impacts multiples sur la santé. Ces dernières années, un nombre croissant de données suggère l’existence d’un effet de la vitamine D sur la masse, la qualité et la fonction musculaires, en particulier chez les personnes âgées

Mis à jour le 18/10/2013
Publié le 07/06/2013
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Les objectifs de notre étude étaient (1) de caractériser l’effet de la 1,25 (OH)2-vitamine D3 (1,25-OHD) sur la synthèse protéique dans des cellules musculaires en culture en condition de stimulation par des facteurs anabolisants (insuline + leucine), et (2) d’identifier les voies de signalisation régulant la synthèse protéique et impliquées dans cet effet.

La stimulation du FSR des protéines par l’insuline et la leucine était augmentée de 15% en présence de 1,25-OHD et ce quelle que soit la technique utilisée pour mesurer ce paramètre (p <0,05). En outre, l’expression (ARNm et protéines) de l’IR et du VDR était fortement augmentée par la 1,25-OHD. La voie Akt/mTOR était stimulée par l'insuline et la leucine et ce niveau d’activation était augmenté en présence de 1,25-OHD (p<0,05). Néanmoins, alors que l’insuline et la leucine régulaient positivement le facteur d’élongation de la traduction protéique eEF2, aucun effet additionnel de la 1,25-OHD n’était observé.

Selon nos résultats, les déficiences ou carences vraies en vitamine D chez le sujet âgé pourraient participer à la fonte protéique et aux dysfonctions musculaires liées à l’âge. L’effet de la vitamine D semble optimiser voire augmenter les effets des facteurs anaboliques du repas, acides aminés et insuline, sur le métabolisme protéique musculaire. Dans ce contexte, nos perspectives sont 1-de vérifier l’effet de la vitamine D in vivo à l’aide de modèles de rats âgés sarcopéniques carencés et supplémentés en vitamine D et 2-d’évaluer le bénéfice de ce micronutriment sur la réponse anabolique au repas chez l’homme âgé. Ces deux programmes de recherche ont débuté fin 2012.

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